Intelligence économique : une définition évolutive

Un article de IEpedia.

Jump to: navigation, search

Avant d'être un ensemble de méthodes et d'outils, l'intelligence économique, en tous cas française, s'est d'abord construite sur des concepts clefs. Quatre rapports publics ont oeuvré en ce sens et ont apporté à l'IE sa substance actuelle. Bien entendu, rien n'est figé et c'est justement dans une dynamique constante que l'IE s'adapte et trouve toute son efficacité. Revenons toutefois à ces rapports publics qui ont chacun donné leur conception de l'IE :

Au tout début fut le rapport du Commissariat au plan piloté par Mr Henri Martre. la première définition publique de l'IE était : « L'intelligence économique peut être définie comme l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l'entreprise, dans les meilleures conditions de délais et de coûts. L'information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de décision de l'entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l'atteinte des objectifs définis par l'entreprise dans le but d'améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. Ces actions, au sein de l'entreprise, s'ordonnent autour d'un cycle ininterrompu, générateur d'une vision partagée des objectifs de l'entreprise » – rapport Martre – 1994

(http://www.ladocumentationfrancaise.fr/)

Puis vint le rapport de Monsieur Bernard Carayon quelques années plus tard (2003). Dans ce rapport et notamment en Introduction, pas de définition précise mais un constat : constat dont je laisse les lecteurs prendre connaissance par le lien suivant (qui est quand même le site du principal intéressé) (ndr : pour tout vous dire mon ordi rame un peu...) :

http://www.bcarayon-ie.com/pages_rapportpm/rapport_mission_intro.html

En outre, Monsieur Carayon nous permet de prendre connaissance des différentes définitions données alors à l'IE, en annexe I de son rapport.


Enfin, en 2006, deux rapports, l'un de Monsieur Carayon une nouvelle fois mandaté et l'autre du Conseil Economique et Social vont apporter une dynamique globale à l'IE. Dans le rapport "A armes égales", nous ne trouverons pas de nouvelles définitions mais l'IE s'inscrit dans un champ dynamique qui justement ne se prête pas forcément à une définition précise. Elle devient un domaine interactif et interdisciplinaire.En outre, le rapporteur insiste sur la nouvelle organisation dont s'est doté notre Etat pour coordonner la politique publique d'Intelligence Economique, j'ai cité le fameux site du Haut Responsable en Intelligence Economique (HRIE), Monsieur Alain Juillet (lien :http://www.intelligence-economique.gouv.fr). Une fois de plus, je renvois les lecteurs sur les sites de Monsieur Carayon ou sur celui de la documentation française cités plus haut.


Quant au rapport du Conseil Economique et Social déposé un jour (27 septembre 2006) aprés celui de B.Carayon, il se lance dans une définition plus extensive qu'en 1994 et plutôt recentré sur les entreprises et un aspect plus offensif de l'IE. Ainsi peut on lire en première partie : "le conseil économique et social considère que le concept d'intelligence économique devrait intégrer, au delà de l'information et sa maîtrise, des domaines d'action plus offensifs tels que l'attention portée aux marchés et aux consommateurs à l'échelle mondiale, l'anticipation de nouvelles règles internationales, les comportements socialement responsables qui renforcent les capacités d'innovation et assurent une avance essentielle de compétitivité pour les entreprises".


En conclusion et sous l'aspect de la définition, nous obtenons un historique de l'IE en France et surtout les meilleurs documents pour aborder la matière. Pour l'heure, une définition générale et concrète existe, justement sur le site du HRIE, mais plus qu'une simple définition, nous trouvons là un véritable Etat d'Esprit ! :


Le défi à relever est, d’une part, d’obtenir l’information grâce à des outils dédiés, afin de la corréler à d’autres et de l’exploiter en temps opportun et, d’autre part, de protéger les données stratégiques détenues par toute organisation.

L’intelligence économique (IE), définie comme "la maîtrise et la protection de l’information stratégique pertinente pour tout acteur économique", est avant tout une grille d’analyse indispensable à la lecture de ces enjeux. Elle a pour finalité la compétitivité de l’économie et la sécurité de l’État et des entreprises.

Elle représente une démarche pluridisciplinaire : analyser les informations suppose de combiner des compétences techniques, économiques, commerciales, financières. La protection de données ou de sites sensibles fait appel à des spécialités multiples. C’est pourquoi la mise en place d’une organisation particulière, notamment au sein de l’entreprise, est nécessaire, de même que le recours à toutes les ressources utiles, en particulier celles que l’administration met à disposition de tous. Le marché ne connaît pas de frontières. De même, l’intelligence économique exige une grande ouverture d’esprit. Connaître ce qui se fait à l’étranger permet d’éviter des erreurs. Coopérer avec des partenaires européens est aussi une attitude naturelle pour une entreprise française.

L’information utile est essentiellement "ouverte" : 90% des données stratégiques sont accessibles sur Internet, dans la presse ou les publications spécialisées, et peuvent également être recueillies dans un cadre légal, éthique et déontologique (colloques, salons, manifestations...). L’IE est une politique publique voulue par l’État, qui est décidé à mettre ses moyens au service de l’économie tout entière et à prendre les mesures nécessaires à la préservation des intérêts à long terme de la Nation, particulièrement dans les domaines de la défense et de la sécurité.

Toutefois le succès d’une démarche d’intelligence économique passe nécessairement par l’adhésion de tous les acteurs économiques. C’est une attitude de coopération et d’échange entre public et privé et un engagement de chacun. --212.234.218.194 19 mars 2009 à 11:32 (CET) --Mageek5 6 avril 2009 à 13:06 (CEST)