Espionnage

Un article de IEpedia.

Jump to: navigation, search

1/Définitions convergentes :



-Crime, atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation accomplis par quelqu'un au profit d'une nation étrangère. -Action d'espionner, d'épier quelqu'un, un groupe, surveillance secrète désobligeante.


Immédiatement, on retrouve ici la notion d'illégalité qui entoure l'espionnage (crime, atteinte aux intérêts...).



L'espionnage se différencie avec l'activité de recherches de renseignements militaires. Dans le premier cas, la qualification d'espion est donnée à la personne qui agit clandestinement ou sous de faux prétextes et qui recueille ou cherche à recueillir des informations dans la zone d'opérations d'un belligérant avec l'intention de la communiquer à la partie adverse.


Dans le second cas, l'activité de recherche de renseignement est considérée comme licite si la personne « est revêtue de l'uniforme de ses forces armées » (en somme, si elle est un « combattant » identifiable) (Article 46 du Protocole I du 8/06/77 additionnel aux conventions de Genève du 12/08/49).


Une fois de plus, nous remarquons la connotation d'illégalité qui entache une activité d'espionnage.


2/Le contexte économique :


Pour ce qui concerne la variante économique, l'espionnage économique ou industriel n'est pas plus licite que les précédentes acceptations du terme.


Une différence fondamentale s'affirme donc clairement entre l'Intelligence Economique et l'espionnage. Là où l'espionnage s'attachera à recueillir (ou chercher à recueillir) des informations qui ne sauraient êtres légalement accessibles (les fameuses informations « noires »), l'IE va procéder à un recueil d'informations dans les sources légales et accessibles qui rappelons-le, constituent environ 80% de l'information existante.


Autre différence fondamentale, l'IE répond à une déontologie, à un cadre légal, tandis que l'espionnage s'affranchit de règles et reste pénalement répréhensible. Si nous allons plus loin, nous remarquerons aussi que l'IE considère l'espionnage comme une menace pour l'entreprise (Outils Communs de Diffusion de l'Intelligence Economique - OCDIE 4 - Protection et défense du patrimoine informationnel et des connaissances). A ce titre, l'IE sert de parade à des pratiques qui constituent un risque majeur s'il n'est pas, ou mal, évalué par l'entreprise. Ces pratiques sont bien expliquées sur le site des services de renseignement canadien (http://www.csis-scrs.gc.ca/prrts/spng/mthds-fra.asp).


Pour autant, et comme nous le rappelle Monsieur Bernard Besson dans "Regards sur l'Intelligence économique", (RIE 19 : un exemple de protection contre l'espionnage économique) des précautions simples et efficaces existent. Il suffit de les mettre en oeuvre !


Finalement, le seul point de « convergence » entre IE et espionnage pourrait se concevoir à travers les méthodes exploitées de recueil et de traitement de l'information. Par exemple, le cycle du renseignement (Cycle du renseignement) peut en faire partie, encore que ce dernier soit une méthode globale n'impliquant aucun notion de légalité. Mais une fois de plus, les mêmes méthodes seront « radicalisées » et « détournées » par l'espionnage pour qui, seule la fin justifie les moyens. Un professionnel de l'IE, respectueux de sa profession, n'aura jamais à utiliser un système de captage électro-magnétique à distance...


La ligne de démarcation que nous avons évoqué s'efface malheureusement parfois au profit des ambitions humaines individuelles. Les leviers d'action dont nous avons parlé dans l'article consacré à la méthode MISE (M.I.S.E) peuvent transformer chacun de nous en « espion » conscient ou inconscient de son action...aussi et comme le dirait un personnage connu de la science-fiction, éloignez vous toujours du côté obscur de la force !!!


Votre serviteur.

--Mageek5 17 août 2010 à 11:25 (CEST)