Economie de l'immatériel
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Plusieurs expressions sont employées pour désigner sensiblement la même chose : capital immatériel, patrimoine immatériel. Il ressort de ces qualifications convergentes que l’économie de l’immatériel est «… tout ce qui n’est pas matériel ni quantifiable dans les comptes de l’entreprise mais participe à la richesse matérielle de celle ci… » (Christian Bourret, Serge Cacaly et Serge Chambaud – « capital immatériel et information professionnelle » - Documentaliste – sciences de l’information – 2008 – vol. 45 – n°4).
Elle se caractérise par deux composantes essentielles à savoir, le capital humain et le capital structurel. A travers cela, on pourra évaluer les informations professionnelles (propriété intellectuelle, brevets, marques, bases d’informations, archives, patrimoine historique…) mais aussi les informations publiques, c’est à dire les modalités d’usage et d’appropriation de l’information par les acteurs publics et privés sur l’entreprise.
L’évaluation du patrimoine immatériel d’un pays (tout comme d’une structure) peut s’effectuer sur quelques bases telles que : la représentativité des universités (de la R&D) sur le plan international (local ou national), la santé et l’efficacité du secteur de la recherche, les réalisations en terme de brevets et de propriété industrielle…les méthodes de Bibliothéconomie (un lien qui m’apparaît intéressant : http://www.isc.cnrs.fr/liens_internet/rech_biblio/bibliotheconomie.htm) sont alors exploitables.
En France, le rapport de M.Levy et J.P Jouyet « l’économie de l’immatériel : la croissance de demain » (http://www.minefi.gouv.fr/directions_services/sircom/technologies_info/immateriel/immateriel.pdf) souligne que : « …c’est désormais la capacité à innover, à créer des concepts et à produire des idées qui est devenu l’avantage compétitif essentiel… »
Ce rapport a donné lieu à la création de l’APIE (agence du patrimoine immatériel de l’Etat) dont voici les fonctions essentielle :
" Cette agence a une fonction interministérielle de coordination et d’assistance. Elle apportera une assistance méthodologique et opérationnelle aux gestionnaires publics pour le recensement, la protection et la valorisation de leurs actifs immatériels et pourra être associée à la conduite de projets dans le cadre de partenariats. Elle veillera à la cohérence des cadres de gestion mis en œuvre et s’attachera à promouvoir les démarches les plus efficientes. Elle concevra et mettra à disposition des administrations des outils spécifiques. Cette fonction d’assistance pourra également concerner, à leur demande, les établissements publics de l’État et les collectivités publiques." (http://www.minefi.gouv.fr/directions_services/apie/).
L’économie de l'immatériel prend un essor considérable parmi les leviers d’actions du pouvoir (force-richesse-savoir) et l’économie mondiale lui réserve désormais une place fondamentale voire dominante. Elle bouleverse les approches économiques classiques et est relayée par la montée en puissance des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) dont internet reste l’outil principal. Ce développement s’accompagne toutefois de nouvelles difficultés telles que la sécurité informationnelle, la masse exponentielle de l’information disponible, la fiabilité des sources et leur validité, la rapidité de circulation des flux d’informations…c’est ici que l’Intelligence Economique a son mot à dire !
--Mageek5 29 avril 2009 à 10:50 (CEST)
